les poux

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Ce qu’il faut faire

 

Le peigne fin, avant même que ça gratte. « Le peigne existe depuis la nuit des temps, les Gaulois l’utilisaient eux aussi ! Et pour cause : en plus d’être simple, efficace et pas cher, il marche », brosse dans le sens du poil le docteur Arezki Izri, parasitologue renommé, chef de service à l’hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Très fin, le peigne à poux (un par enfant) doit être utilisé une fois par semaine « en surveillance », et autant de fois que nécessaire si les premiers insectes sont apparus. « Il faut le faire au-dessus d’une surface blanche et lisse, comme un lavabo, et orienter le coiffage vers celui-ci pour voir si des bestioles tombent. Et ne pas hésiter à insister, surtout quand les cheveux sont longs », préconise le médecin.

 

La diméticone, star des huiles. Pour éviter les insecticides, de plus en plus d’huiles synthétiques, plus écolos, se développent. Une qui a fait scientifiquement ses preuves est la diméticone, dont le pouvoir principal est d’étouffer l’insecte. « Comme elle est non toxique, on peut répéter l’opération », souligne le docteur Izri.

 

Traiter toute la famille. Car si les poux ne volent ni ne sautent, ils adorent visiter les têtes familières à l’occasion de câlins ! Si la fratrie doit être traitée, papa et maman aussi… tout comme les grands-parents, friands d’embrassades. Le « cas » de Sofia, 12 ans, est loin d’être isolé. « Il n’y a pas d’âge pour les poux », tranchent les médecins. A l’hôpital Avicenne, une récente patiente avait… 95 ans.

 

Laver draps et taies à 60 °C. Et si possible un passage au sèche-linge pour « décontaminer » l’ensemble du linge de maison. Si les poux se révèlent coriaces (et ils le sont), il ne faut pas hésiter à consulter un médecin, qui prescrira un traitement de fond : cela reste la meilleure solution.

 

Ce qu’il faut éviter

 

Les produits « miracle ». Leurs publicités inondent depuis la rentrée scolaire les devantures des pharmacies. Mais attention, leur prix souvent exorbitant ne suffira pas à faire perdre la tête aux poux. « J’en ai essayé des tonnes, j’ai dépensé une fortune dans tous ces shampooings soi-disant miracles », confirme une maman. « Les parasites sont devenus résistants à bien des insecticides », rappelle le docteur Izri.

 

La vinaigrette maison. Non, assure le spécialiste, la moutarde, l’huile d’olive, la mayonnaise ne sont pas des répulsifs à poux, comme le rabâchaient nos grands-parents. Quant à l’huile de lavande, elle est un bon insecticide mais certains médecins la déconseillent pour les enfants.

 

Se sécher les cheveux en les peignant. L’association des deux fera se propager les lentes et les poux. « Seul, le sèche-cheveux n’est pas déconseillé », tempère le parasitologue.

 

Échanger les casquettes. C’est ce que les spécialistes appellent le « comportement barrière ». Pour éviter une transmission des bestioles, les enfants ne doivent pas se prêter la casquette, le bandeau ou le serre-tête dans la cour de récréation. Un tabloïd britannique avait évoqué en 2015 la responsabilité des selfies, qui imposent un rapprochement des têtes, pour expliquer une augmentation de la prolifération de ces parasites. Mais rien n’est prouvé. S’il est tout à fait possible d’attraper des poux en posant avec sa meilleure copine, ils n’ont pas attendu les réseaux sociaux et les smartphones pour envahir les tignasses.

 

Et attention, six pattes avec des griffes permettent aux poux de se fixer sur la tête des enfants, mais aussi sur les chiens, chats, singes… Même les dinosaures en auraient eu !